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CR Quel avenir pour nos services publics?

                         Quel avenir pour nos services publics ?

 

Révolution numérique et mutation des services publics : quels sont les enjeux ?

 

Ce 15 Mars 2016 à la BULCO, Expressions poursuit la réflexion engagée sur les services publics : après la conférence de Colette BEC sur la Sécurité Sociale, il s’agit d’aborder aujourd’hui l’impact de la révolution numérique sur les services publics, à partir de trois exemples (Expressions proposera d’autres débats pour poursuivre la réflexion dans des champs différents).

Cette évolution extrêmement rapide de la technologie bouscule les systèmes en place. Elle est porteuse à la fois de menaces mais également d’espaces nouveaux.

 

 

Premier témoignage :

Eric DUQUENNOY, enseignant chercheur, chargé de mission « campus numérique ».

Qu’est-ce qu’un campus numérique ?

Au départ, c’est une plateforme pédagogique : les enseignants y déposent leurs cours, les étudiants leurs exercices…Mais cela s’est développé en e-learning, en MOOC , qui apparaissent au USA en 2012 (terme anglo-saxon : en France, ce sont les CLOM = les Cours en Ligne Ouverts Massifs) :tout le monde peut s’inscrire.

Les entreprises ont créé des SPOC, plus spécifiques, et réservés à leurs employés.

En France, le ministère, a créé : FUN en 2014 (France Université Numérique) : un an après, 150 cours y sont disponibles et un demi million de personnes sont inscrites (en moyenne, chacune suit 2 cours). Cette plateforme est maintenant gérée par l’Université.

Faire un MOOC est coûteux : pour un cycle de six semaines, environ 50 000 euros sont nécessaires.

Il y a d’autres plateformes où l’on peut apprendre : UNOW (Ecole Centrale Lille), Khan Academy, les plateformes américaines etc…etc…

 

« A quoi ça sert de garder les profs en France alors que je peux suivre un cours de Stanford ? »

Cette réflexion, fréquente, dit bien l’exigence d’une évolution des pratiques de transmission du savoir. Avec la « révolution numérique », il faut une « révolution pédagogique ». Progressivement apparaissent des « classes inversées » : le cours est visionné par l’étudiant à la maison,  et en classe, ont lieu les échanges, les exercices pratiques…

Le B2i (Brevet internet et informatique) permet de connaitre et apprendre les bonnes pratiques.

L’Université, c’est le guide dans cette jungle de savoirs.

 

 

Deuxième témoignage :

Eric LAMS, directeur de la bibliothèque universitaire de Dunkerque.

En trente ans, tout est révolutionné pour les bibliothèques universitaires : aujourd’hui les ressources sont dématérialisées et 72% du budget leur est consacré.

La bibliothèque est aussi à l’extérieur : le portail a été créé en 2009 et il y a une progression constante des visites : 490 000 en 2014-15, soit 1500 visites par jour.

Une bibliothèque repose sur quatre piliers :              

1-       Un espace, un lieu

2-       Une collection organisée : c’est le cœur de métier du bibliothécaire (Le métier de bibliothécaire évolue : il est de plus en plus complexe de traiter le magma d’informations pour l’usager)

3-       Un budget régulier (les éditeurs sont privés et augmentent leurs prix ce qui soulève  la question de la maitrise des coûts)

4-       Un personnel qualifié

Il faut s’adapter : on ne peut lutter contre Google ou Wikipedia.

Conséquence de ces évolutions, les choix des titres sont décidés au niveau national : les bibliothèques ne peuvent plus avoir de spécificité, car elles sont dépossédées de leur politique documentaire.

 

Les étudiants  viennent à la BULCO pour le lieu, pour se rencontrer.

Les bibliothèques doivent proposer de nouveaux services.

 

Exemple : Les Balises, le réseau des bibliothèques sur le territoire de la Communauté Urbaine de Dunkerque : il s’agit de faire venir les collections là où se trouve le public, de lui proposer des renseignements à distance.